Une guide confrontée à la réalité
«Guider, ça n’est pas s’écouter parler, lance d'emblée Silvia Graa, guide officielle et présidente de l’Association des guides de Genève. Il faut avoir un sens de l’organisation aiguisé et une gestion du temps chronométrée, tout en sachant s’adapter au public que l’on accompagne.» Commencer avec un groupe de touristes qui débarque à l’aéroport de Cointrin pour une visite matinale de Genève, poursuivre par un lunch avec vue sur le Palais Fédéral et terminer sa journée dans un hôtel zurichois, ça ne s’improvise pas!
Les qualités d’un-e guide efficace et bien dans sa peau? Aimer apprendre, être curieux, capable de transmettre, de partager, de faire connaître et, surtout, aimer le contact. «La majorité de nos hôtes sont sympathiques et viennent pour passer un bon moment, mais parfois les exigences sont assez élevées», explique Silvia Graa. Pour la guide, le métier est enrichissant humainement («Imaginez l’année Calvin que nous vivons!»), en dépit de ses contraintes: horaires extensibles et volume de travail variable en fonction des saisons ou des crises financières. «Il faut pouvoir et vouloir vivre au jour le jour, ou bénéficier d'une autre source de revenu pour exercer cette profession en toute liberté d'esprit», convient-elle.
Se former comme guide
Le Certificat de formation continue en Patrimoine et Tourisme de l’Université de Genève est requis pour devenir guide reconnu par Genève Tourisme. Il est également conseillé par l'Office du Tourisme du Canton de Vaud et ses partenaires. Le Service des guides Genève Tourisme&Bureau des congrès (Gt&Bc) a mis au point avec l’association des guides de Genève un examen, oral et écrit. Pour travailler avec Gt&Bc, un guide doit réussir cet examen après avoir suivi douze tours «coachés» avec un guide professionnel.
Pour en savoir plus: http://www.geneve-tourisme.ch