Christiane Murner, maroquinière

«Je lutte pour perpétuer notre profession, pour la maintenir à flot», lance Christiane Murner, maroquinière à Carouge. Le marché local existe, les jeunes manifestent un regain d’intérêt certain pour ce travail, mais les formateurs ne sont pas nombreux. «Il faut faire face aux demandes de stages, aux expertises dans les écoles, aux travaux des commissions professionnelles… Et je dois aussi faire vivre mon entreprise, qui fête cette année ses 25 ans d’existence», rappelle la maroquinière. Le métier s’étend de la création de sacs à la petite maroquinerie, aux accessoires, aux pièces de cuir pour l’horlogerie, etc. Pour Christiane Murner, il s’agit de perpétuer un savoir-faire appartenant à notre culture. «On est en train de tout perdre», conclut-elle.

Les métiers à petits effectifs