Le travail dans une salle d’opération exige une hygiène, une organisation et une collaboration sans faille de chacun des intervenants. Aux côtés du personnel soignant, des infirmiers et des médecins, les techniciens en salle d’opération (TSO) s’occupent de réunir les conditions matérielles nécessaires au bon déroulement des opérations chirurgicales. Elodie Thorens est cadre adjointe du bloc opératoire à la clinique des Grangettes, à Genève. Elle a découvert le métier de TSO à l’occasion d’un stage dans une clinique. «J’ai tout de suite aimé l’aspect technique, la diversité de ce travail, la découverte du matériel et les procédés de stérilisation», confie-t-elle. Elle a entreprit sa formation à l’École supérieure de la santé à Lausanne (ESsanté), seul établissement de Suisse romande proposant ce cursus. Les candidats doivent être titulaires d’un CFC, d’un diplôme de culture générale ou d’une maturité. La formation, qui dure trois ans, laisse une large place à la pratique, puisqu’elle comprend 60% de stages et 40% de formation modulaire. Les étudiants doivent effectuer un stage dans les différents groupes des domaines chirurgicaux: chirurgie viscérale ou gynécologie, traumatologie ou orthopédie, chirurgie spécialisée, neurochirurgie ou ophtalmologie.
Les contraintes du milieu
Elodie Thorens s’est ainsi initiée à son métier en fréquentant les hôpitaux de Montreux, Nyon, du CHUV (à Lausanne) et de La Tour (à Meyrin). «Le programme permet un bon équilibre entre théorie et pratique. Quand on sort de l’école, on est réellement formé et l’on peut être opérationnel tout de suite.» Comme les autres professions de la santé, les techniciens en salle d’opération doivent fournir des prestations 24 h sur 24 et 365 jours par an. Travail de nuit et week-ends sont donc monnaie courante. Les tâches elles-mêmes suivent des protocoles rigoureux. Et l’informatisation prend une part active dans le fonctionnement du bloc opératoire et le suivi des patients. «A chaque étape de la préparation des instruments, il faut par exemple scanner l’étiquette correspondante pour identifier et tracer le matériel de stérilisation», explique Elodie Thorens. La journée type d’un TSO commence par la préparation du matériel et des dispositifs médicaux, par exemple les bistouris électriques ou la tour de laparoscopie qui permet de pratiquer une intervention dans l’abdomen à l’aide d’une caméra, presque sans incision.
Evolutions constantes
L’accueil et l’installation du patient, ainsi que les contrôles associés, font aussi partie de la période préopératoire. Pendant l’opération, les techniciens secondent le chirurgien. Après l’opération, ils transmettent les informations nécessaires au personnel de la salle de réveil, complètent le dossier, contrôlent et inventorient le matériel et gèrent, avec les assistants en stérilisation, les différentes étapes de nettoyage et de stérilisation des instruments. Dans ce métier où tout est très codifié, Elodie Thorens trouve une grande satisfaction à travailler dans un cadre en constante évolution. «Le matériel change, de nouvelles technologies apparaissent comme par exemple le développement de la chirurgie robotique.» Ce qui implique un goût prononcé pour les nouveautés et la formation continue.
Plus d’infos sur