Bien qu'elle représente la cinquième génération d'une famille de vignerons, Emilienne n'a pas subi de pression liée à la transmission du domaine. "Je n'étais pas impliquée, et n'éprouvais pas un amour inconditionnel du vin." Quand est venue l'envie de travailler la vigne et d'élever du vin, elle effectue un stage d'une année à Peissy. Elle entre progressivement dans la branche en donnant des coups de main au domaine, surtout à la cave, tout en assurant parallèlement le secrétariat de l'Association genevoise des vignerons encaveurs.
Sa formation, elle l'acquiert en deux temps à Changins, en suivant les cours de l'Ecole spécialisée, filière œnologie en 1994-1995, puis la filière viticulture en 2002 2003. Sa motivation pour le travail du vin évolue: "La transformation du raisin en vin implique des transformations aromatiques intéressantes. Il y a aussi le côté manuel, de la conduite d'une plante difficile à maîtriser."
Aujourd'hui, Émilienne Hutin s'investit à plein temps dans son travail. Elle est employée du domaine de 19 hectares, en association avec son père. Quatre ouvriers les secondent. " Ça marche bien, affirme la vigneronne avec satisfaction, on encave tout ce qu'on produit, et l'on vend tout ce qu'on encave." Cela, grâce à beaucoup d'investissement personnel et à une formation qui a su lui donner des bases théoriques solides et une vision ouverte du métier.
Émilienne Hutin, œnologue et vigneronne
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