Cybermag / A la une / Un plan pour relancer l’apprentissage

Un plan pour relancer l’apprentissage

Objectif: trouver 2300 places d’apprentissage aux jeunes à Genève. Solution possible: un financement par le Canton.

Laurie Josserand

L’État de Genève et les partenaires s’engagent en faveur de l’économie. En mai, ils annonçaient un plan de 14 mesures destinées aux entreprises formatrices, dont trois visaient à les soutenir financièrement. Au programme: un remboursement des trois premiers mois de salaire des apprentis qu’ils formeront dès la rentrée, une prime de 3000 francs aux nouvelles entreprises qui se lancent dans l’apprentissage pour la première fois, ainsi qu’un encouragement
de 10’000 francs à la création de réseau d’entreprises formatrices. Et toutes ces aides sont cumulatives.

Rembourser le salaire durant le temps d’essai

La période de recrutement est cruciale pour le jeune et l’entreprise. Elle peut par contre être chronophage pour la personne qui engage et représente une charge administrative considérable pour une PME qui traverse une période difficile et lutte pour sa survie. «L’idée de l’indemniser durant la période d’essai de l’apprenti peut se révéler incitative incitative dans l’engagement d’un jeune», espère Gilles Miserez, directeur général de l’Office pour l’orientation, la formation professionnelle et continue (OFPC).

Soutenir les nouvelles entreprises formatrices

Cette aide est destinée aux entreprises qui se lancent dans la formation professionnelle initiale, tant pour l’Attestation fédérale de formation professionnelle (AFP) que le certificat fédéral de capacité (CFC). Une prime de 3000 francs qui vaut comme un investissement pour l’avenir. «Toute nouvelle entreprise qui engage un apprenti jusqu’au 30 novembre 2020 peut en bénéficier, précise Sophie Egger Genoud, responsable Entreprise&eduPros. L’OFPC facilite d’ailleurs les contacts entre les jeune et l’entreprise formatrice dans le cadre de sessions estivales de recrutementsen direct.»

Encourager les réseaux d’entreprises

«Une prime de 10’000 francs sera versée aux entreprises formatrices qui créent un réseau de 3 entités pour former au moins 2 apprentis», explique Sophie Egger Genoud. Créer un réseau d’entreprises permet en effet de mutualiser les forces pour les entités dont la taille et le volume des activités ne permettent pas de proposer toutes les tâches du plan de formation. En plus, cela permet de répartir la charge administrative, le salaire de l’apprenti et de partager les responsabilités. Les avantages pour l’apprenti? Découvrir des styles de management ou des cultures d’entreprise différents, l’adaptabilité étant un réel plus dans nos sociétés.

Un plan pour relancer l’apprentissage