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La reconnaissance des diplômes étrangers est-elle un passage obligé?

La procédure de validation n’est requise que pour certains métiers. Tour d’horizon des principales règles en la matière

En s’établissant en Suisse, les nouveaux arrivants s’interrogent souvent sur la validité de leur diplôme obtenu à l’étranger. La question est complexe et il n’est pas toujours évident d’y voir clair lorsque l’on connaît peu les lois du pays d’accueil. Quelques règles simples permettent d’identifier les démarches nécessaires pour pouvoir exercer son métier.

Fortement recommandé

Pour les professions non réglementées (la grande majorité des métiers sont concernés), aucune démarche officielle n’est obligatoire pour pouvoir travailler en Suisse, si l’on excepte bien sûr l’obtention d’un permis de travail. Pour ces métiers, il est donc facultatif de s’engager dans une démarche officielle de reconnaissance. Dans un premier temps, il est judicieux de sonder le marché de l’emploi afin de déterminer si son secteur d’activité est porteur, notamment en prenant contact directement avec les employeurs potentiels. Une traduction de son diplôme en langue française est une première étape simple qui offrira une meilleure lisibilité de ses compétences et qui peut parfois suffire pour trouver un emploi. Dans les secteurs plus saturés, une attestation de niveau ou une recommandation de reconnaissance, délivrées à la demande par les autorités fédérales compétentes, s’avèrent souvent utiles. Ces démarches, qui restent relativement simples, permettent d’apporter une meilleure compréhension du diplôme étranger et sont bien perçues par les employeurs. «Lors d’une arrivée en Suisse, les personnes qualifiées devraient rapidement s’informer sur la démarche de reconnaissance de diplôme afin, d’une part, de situer leur niveau de formation par rapport au système suisse et, d’autre part, de faciliter leur insertion professionnelle», souligne Metin Turker, chargé de projet au Bureau de l’intégration des étrangers.

Absolument obligatoire

En Suisse, l’exercice de certaines professions dites «réglementées» exige de détenir un diplôme national spécifique ou, à défaut, un diplôme étranger reconnu comme équivalent par les autorités compétentes. Dans les domaines technique, juridique, de la santé, de l’enseignement et du travail social notamment, la reconnaissance de son diplôme est un passage obligé pour pouvoir exercer son métier, sans oublier un éventuel droit de pratique. Le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) met à disposition une liste de toutes les professions réglementées et des autorités compétentes en la matière (informations sur www.sbfi.admin.ch). Dans ces domaines, la procédure est souvent longue, coûteuse et nécessite parfois d’accomplir en plus des mesures compensatoires telles que cours, stages ou examens.

Définitivement impossible

Selon le secteur d’activité, l’autorité compétente pour la reconnaissance de diplômes diffère. Toutefois, chaque autorité effectue une analyse approfondie de la formation acquise à l’étranger et la compare à celle dispensée en Suisse, notamment en matière de durée et de contenus. A noter que seules les formations achevées, couronnées par un diplôme officiel délivré ou reconnu par l’Etat où la formation s’est déroulée, peuvent faire l’objet d’une demande de reconnaissance. En d’autres termes, un diplôme d’une école privée ne pourra pas être reconnu, au même titre que les diplômes de culture générale de fin d’études du secondaire II (baccalauréat général, maturité) qui ne sont pas des diplômes professionnels, mais qui ont pour vocation d’ouvrir l’accès à des études supérieures. Toutes ces règles s’appliquent à l’ensemble du territoire suisse.

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