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Davantage d’aide à la reconversion professionnelle

Les personnes en reconversion peuvent désormais bénéficier d’une bourse, sans limite d’âge

Depuis l’an passé, la crise touche de plein fouet l’activité économique. La question de la reconversion professionnelle se pose donc d’autant plus. Et pour les personnes actives sur le marché du travail, un des freins majeurs reste son financement. En plus de ces aspects économiques, «de nouveaux métiers émergent ou sont en forte évolution, alors que d’autres disparaissent progressivement, remarque Thierry Apothéloz, conseiller d’État chargé du Département cantonal genevois de la cohésion sociale. Le modèle standard et linéaire du parcours de formation est donc dépassé et ne correspond plus du tout à la réalité de nombreuses demandes de bourses. Offrir la possibilité de se former et se reconvertir sans limite d’âge est une réponse aux évolutions des métiers.»

Depuis l’adoption du texte par le Grand Conseil en février 2020, le Canton de Genève innove et propose non seulement de déplafonner le montant des bourses et prêts d’études, mais également de supprimer la limite d’âge jusqu’alors fixée à 35 ans. Éclairage avec Ciro Candia, directeur du Service des bourses et prêts d’études du canton de Genève.

À qui s’adresse cette bourse de reconversion?


Tout d’abord, j’insiste sur le fait que la reconversion doit être motivée par la nécessité d’embrasser une autre carrière, suite à une inadéquation de l’activité professionnelle consécutive à la situation économique ou à l’évolution structurelle du marché de l’emploi. Cette bourse de reconversion concerne le public demandeur de bourse âgé d’au moins 25 ans et ayant déjà en poche une première formation.


Quelles formations sont envisageables?


Une demande peut être faite dans le cadre d’une seconde formation du Secondaire II (AFP, CFC par exemple), d’un deuxième cursus de niveau tertiaire (sauf brevet fédéral) comme les HES et les universités. Pour illustrer, un cuisinier diplômé qui a perdu son emploi suite à la crise sanitaire et a un projet de reconversion dans les soins infirmiers pourrait demander à bénéficier de cette aide financière. Un horloger CFC souhaitant entreprendre une formation professionnelle initiale d’interactive media designer pourrait aussi recevoir une bourse.

Autre exemple: une personne qui a fait un cursus d’histoire de l’art et ne parvient pas à décrocher un emploi pourrait décider d’entrer en Faculté de droit. Dernier point: les personnes n’ayant pas de premier titre professionnel doivent avoir exercé une activité professionnelle à 100% pendant cinq ans. Indépendants et employés peuvent en bénéficier, nous ne faisons aucune différence dans l’octroi de cette prestation financière.

Concrètement, comment ça se passe?


Première étape: déposer une demande auprès du Service des bourses et prêts d’études (SBPE) avec un courrier motivant les raisons de la reconversion et démontrant que la nouvelle orientation choisie permettra d’intégrer le marché du travail. Une fois le dossier dûment complété et envoyé, un groupe d’experts analyse le bien-fondé de la demande et la viabilité du projet. Il faut garder à l’esprit que les revenus et la fortune de la personne en formation (et celle de son conjoint) sont pris en compte dans le calcul de la bourse (le cas échéant, en plus des revenus des parents). Une aide allant de 500 à 40’000 francs peut alors être attribuée au demandeur. Mais cette démarche de reconversion est coûteuse, tant au niveau du temps que des aspects pécuniaires, même si elle s’avère être un investissement dans l’avenir. Elle ne se prend donc pas à la légère. En cas d’hésitation, un bilan de compétences financé par le chèque annuel de formation est fortement conseillé.

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