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Elle fait ce qui la branche

Joy Ndombele a reçu le Prix Pionnière du Bureau de promotion de l’égalité et de prévention des violences.

Sortir des sentiers battus? Joy Ndombele en fait son fil conducteur. Sur les bancs de l’École de culture générale, celle qui a toujours voulu travailler de ses mains s’ennuie. Alors, telle une exploratrice, elle s’essaie au métier de gainière, puis à la technique de scène dans un théâtre, avant de vraiment trouver sa voie. Elle sera installatrice-électricienne. «Mon métier allie travail manuel et réflexion. Chercher des solutions pour faire fonctionner ou réparer quelque chose, c’est fascinant», s’enthousiasme la jeune femme. À 29 ans, elle vient de décrocher son CFC et d’être embauchée par son entreprise formatrice, SPIE MTS SA.

Lire des plans techniques, poser des câbles, monter des tableaux de distribution, raccorder des appareils, sécuriser les installations: du logement privé au bâtiment industriel, Joy maîtrise ce qui se passe derrière les interrupteurs. Tandis que la plupart des femmes dans le bâtiment oeuvrent dans les bureaux, la jeune électricienne au caractère bien trempé s’épanouit sur le chantier. «J’aime être en mouvement, travailler de manière autonome, résoudre des problèmes, voir du monde et découvrir les autres corps de métiers. Comme on dépend les uns des autres, il y a une belle entraide.» Et si la profession est physique, l’installatrice-électricienne assure qu’une bonne organisation limite le recours à la force. «Je fais exactement le même métier que mes collègues masculins. En tant que femme, je suis bien accueillie sur les chantiers.» Tant pis pour les stéréotypes. Justement.

Jeune femme dans un domaine réputé masculin, le choix de carrière de Joy lui vaut d’obtenir le Prix Pionnière du Bureau de promotion de l’égalité et de prévention des violences. «Si je peux inspirer des jeunes filles, tant mieux! Quand ils s’orientent, les jeunes devraient avoir toutes les possibilités en tête, sans barrières. Les métiers n’ont pas de sexe. Tout ce qui compte, c’est faire ce que l’on aime», réagit Joy. Son avenir, elle le voit toujours les mains dans les câbles. «Un jour peut-être, je reviendrai à la technique de scène. Mais, pour l’instant, je me sens parfaitement à ma place», conclut l’ex-apprentie.

SISP/JW/30.09.2022

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