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Coup de blush sur l’apprentissage d’esthéticienne

Le CFC d’esthéticienne permet de maintenir des normes élevées de qualité et de sécurité sur le marché hautement compétitif de l’industrie de la beauté.

Les entreprises du domaine de l’esthétique se développent en Suisse romande. Cette effervescence pourrait être propice à la formation professionnelle. «Encore faut-il pouvoir trouver une place d’apprentissage! lance Roxane D’Addario, présidente de l’Association suisse des esthéticiennes avec certificat fédéral de capacité (CFC). Nous nous battons pour que la profession soit mieux reconnue. Nous défendons ses valeurs, sa qualité.» De nombreuses candidates au CFC sont dans les starting-blocks pour s’engager dans cette voie. Mais les entreprises formatrices manquent à l’appel.


Quand le CFC protège


Chaque année, une quarantaine de certifiées CFC romandes (les garçons ne représentent que 1% des effectifs) sortent de l’École professionnelle Epsic, à Lausanne. «Les cours sont exigeants: anatomie et physiologie, chimie, électricité, soins esthétiques, hygiène, sécurité. Sans oublier la partie vente, communication et économie d’entreprise, explique Sylvie Mounir, cheffe de pôle à la Direction générale de l’enseignement postobligatoire (DGEP) du canton de Vaud. Si ces jeunes diplômées peuvent rapidement devenir de microentrepreneuses en se mettant à leur compte, le CFC leur ouvre l’entier du système de formation, comme la maturité professionnelle, les écoles supérieures et les HES.» Le brevet fédéral, par exemple en esthétique médicale, peut être un atout professionnel majeur. Les environnements de travail (au-delà de l’institut privé ou du travail à domicile) s’élargissent aujourd’hui aux cabinets médicaux, aux spas, aux centres de loisirs, etc. Le plan d’études sera prochainement remis à jour afin de s’adapter à l’évolution rapide des soins esthétiques. «Notre profession n’est pas protégée, s’insurge Roxane D’Addario. N’importe qui peut utiliser des appareils invasifs sans être correctement formé. Et ces pratiques sont dangereuses.» Une nouvelle loi fédérale viendra, dès le 1er juin 2024, soutenir l’expertise des esthéticiennes CFC: seules les titulaires d’une attestation officielle de compétences pourront employer les appareils définis par cette loi. Quant aux injections, la loi suisse est claire: elles sont réservées au domaine médical uniquement.


Recherche entreprise formatrice


Les critères permettant à une entreprise de devenir formatrice exigent, entre autres, que le formateur possède un CFC du domaine, avec plus de trois ans d’expérience professionnelle, et qu’il ait obtenu l’attestation de suivi de cours (EduPros, à Genève). Pour Carine Schlageter, formatrice et commissaire d’apprentissage à Genève, «c’est une responsabilité sociale de transmettre son savoir-faire et de s’investir pour une relève de qualité». Elle encourage les esthéticiennes à faire partie d’associations qui œuvrent à
la valorisation du métier et sauront expliquer les avantages à devenir entreprise formatrice. Mais comment atteindre les quelque 700 instituts à Genève? «Il faut informer, motiver et aider ces entreprises à former en procédant à des équivalences de diplômes, en simplifiant les démarches», continue Carine Schlageter.


Faire la différence


N’ayant pas trouvé de place d’apprentissage dans l’esthétique, Adriana Melancia achève d’abord un certificat de l’École de culture générale (ECG). Puis, au retour d’un voyage, elle découvre une place ouverte dans un institut genevois. S’ensuit un bref stage et un contrat d’apprentissage assuré avec, au bout de trois ans, la satisfaction d’avoir un métier qui lui plaît. «Savoir-être et savoir-faire sont quotidiennement au rendez-vous. Et, au gré des saisons, les activités varient: on passe des soins du visage ou de la teinture de cils/sourcils au trop rare maquillage de circonstance. Je me réjouis déjà de former! Et de continuer à me spécialiser: je suis fan de manucure nail art(ndlr: art de décorer les ongles) et de maquillage permanent.» Un excellent moyen de se différencier.

Les adultes aussi


Le CFC d’esthéticienne s’ouvre aux adultes disposant de cinq ans d’expérience professionnelle, dont au moins trois ans dans le métier, par la voie «formation + examens». Un passage à la Cité des métiers (6, rue Prévost-Martin, à Genève / Espace 5) éclairera les personnes intéressées. L’investissement personnel lié à ce parcours permet de remarquables réussites professionnelles.


www.citedesmetiers.ch/
thematiques/certification-pour-adulte/


Plus d’infos www.orientation.ch
Devenir entreprise formatrice www.citedesmetiers.ch, rubrique «Apprentissage/entreprise»

SISP/ES/23.3.2023

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