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Les métiers de l’informatique restent sous tension en Suisse

Les Hautes Écoles spécialisées romandes veulent répondre à l’expansion du secteur par le bachelor en informatique et systèmes de communication.

Une évidence. L’informatique et les systèmes de communication sont omniprésents, dans tous les secteurs professionnels. Et leur impact sur la structure de notre société s’est renforcé avec la crise sanitaire, par exemple par la numérisation accélérée, le télétravail, les achats en ligne. Sans oublier les cyberattaques. Les Hautes Écoles spécialisées romandes l’ont bien compris, qui ont développé un bachelor en informatique et systèmes de communication (ISC). Cette formation techno-scientifique (logiciels, sécurité, internet des objets, etc) récemment mise à jour, se déroule en trois ans à plein temps ou en quatre ans à temps partiel, et dans toute la Suisse romande

Pénurie d’informaticiennes

CFC d’informaticienne et maturité professionnelle technique en poche, Roxanne Grant entreprend à la Haute École du paysage, d’ingénierie et d’architecture (HEPIA) de Genève le bachelor ISC. Migros Online l’embauche immédiatement dès l’obtention du diplôme. Pas de rupture pour la Junior Software Engineer. Car au-delà des compétences techniques, sa formation l’avait déjà mise en situation professionnelle par les stages et son travail pratique. Selon elle, les filles ne sont pas suffisamment poussées à investir le domaine technique. Paul Albuquerque, professeur à HEPIA Genève et responsable de la filière informatique et systèmes de communication, abonde dans son sens: « Les statistiques des Hautes écoles sont parlantes. On dénombre trop peu de femmes dans ce domaine de pointe. Si les personnes qualifiées en informatique manquent sévèrement en Suisse, les femmes actives dans ce domaine, pourraient-elles à l’avenir faire pencher la balance?» (lire l’encadré ci-dessus). 

En cours du soir 

Nelson Silva, technicien ES, travaille dans le domaine de l’électronique. Il y a trois ans, il fait une réflexion personnelle sur sa situation: le besoin d’évolution professionnelle le décide à entreprendre le bachelor ISC, en cours du soir, tout en conservant son emploi. L’énorme investissement en temps a été bien réfléchi, et soutenu par son entourage. «Ces nouvelles connaissances me fascinent, comme le cryptage des données, les tests d’intrusion, les analyses de menace. Et la qualité des enseignants m’impressionne toujours, même après trois ans de cours», avoue-t-il. La spécialisation en sécurité informatique qu’il a choisie lui promet donc un bel avenir professionnel.

Recrutement massif 

« Les personnes issues des HES sont intéressantes car elles savent passer de la théorie à la pratique, en lien avec la réalité de l’entreprise. Elles mettent en place des solutions pragmatiques», précise Guillaume Hayoz, directeur et recruteur IT&Security, auprès de Swissquote. De plus, les ingénieurs passés par les cours du soir sont matures et ne découvrent pas le monde du travail. En poursuivant leurs études, d’autres postes en interne s’offrent à eux. «Mais les volées HES ne sont pas assez nombreuses pour combler notre demande», déplore le banquier. Paul Albuquerque confirme: «Chaque année, la trentaine d’ingénieurs en informatique diplômés à HEPIA Genève qui partent sur le marché du travail sont souvent démarchés avant même la fin de leur bachelor!»

SISP/3.2.2022/ES

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