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Pour elle, la cuisine est une histoire de curiosité

À 14 ans, elle découvre le monde du travail, en signant son contrat d’apprentissage. (Copyright Magali Girardin – TdG)

Dès l’entrée du Restaurant Le 17, les immenses baies vitrées tirent le regard vers le Léman. À contre-jour, surgit Douce-Aimée Savrot-Mirepoix. Tenue de cuisine d’un blanc éclatant, démarche vive, la cuisinière diplômée raconte son amour de la gastronomie et son envie de voyager.

Pour elle, la cuisine est une histoire de curiosité. À 13 ans déjà, elle égrène les stages : restaurant familial, établissement étoilé, traiteur… « Je suis une cuisinière éclectique », lance-t-elle, tout en décrivant une recette fétiche : une bisque de homard soyeuse, colorée, sans acidité, qu’elle déglace au cognac !

À 14 ans, elle découvre le monde du travail, en signant son contrat d’apprentissage. Et la journée hebdomadaire à l’école devient un espace d’échanges. « Mes camarades arrivaient de cuisines collectives, d’EMS, de petits bistrots. On comparaît nos expériences. Beaucoup travaillaient en horaire de bureau, alors que moi, j’étais déjà en horaire coupé, avec pause l’après-midi. »

Pour son formateur, Alexandre Cardiga, cette profession ne se transmet pas sans passion. « Nous l’avons engagée immédiatement après un stage. Son enthousiasme me rappelait mon adolescence. Elle ose poser des questions. C’est ainsi que l’on progresse ! » Le Chef forme avec respect : « Le savoir-être passe avant le savoir-faire. Je refuse de reproduire avec mes apprentis ce que j’ai moi-même subi. ». Se rendre disponible, instaurer un climat de confiance, y compris lorsque le parcours de l’apprentie passe par des turbulences. « On ne lâche pas !  L’envie d’apprendre se cultive, elle ne se décrète pas. »

Douce-Aimée mesure l’évolution. « Au début, je ne comprenais que les consignes qui me concernaient. Maintenant, j’entends celles de toute la brigade et je peux donner mon avis. Bien sûr, j’ai acquis la technique mais – surtout – j’ai trouvé ma place dans l’équipe. »

Aujourd’hui, elle finalise son départ imminent pour l’Australie, pour élargir ses horizons professionnels. « Des amis, là-bas, m’ont parlé de la forte demande en cuisine haut de gamme. Je trouverai du travail sur place ! »

SISP/ES/15.10.2026

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